<<document précédent Imprimer document suivant>>
 

LES REVENUS EXCEPTIONNELS ET LES REVENUS DIFFÉRÉS

(CGI, art. 163 OA, 163 A, 163 OA bis  ; DB 5 B-26 ; PF 169)

 

PRINCIPE

Vous êtes redevable de l'impôt sur le revenu, chaque année, à raison des revenus que vous percevez ou qui sont mis à votre disposition au cours de la même année.

 

DÉROGATION

Si vous bénéficiez de revenus exceptionnels ou de revenus différés, vous pouvez demander à bénéficier d'une imposition atténuée.

REVENUS EXCEPTIONNELS

Il s'agit de revenus qui ne sont pas susceptibles d'être recueillis chaque année.

Par exemple :

à l'exclusion :

Exemples : plus-values professionnelles à court terme réalisées en cours d'exploitation.

Vous pouvez demander le bénéfice du système du quotient, à condition que ces revenus exceptionnels dépassent la moyenne des revenus imposables des trois années précédant leur réalisation.

Ainsi, pour un revenu exceptionnel perçu en 2008, vous devez faire la moyenne de vos revenus de 2005, 2006 et 2007.

Toutefois, aucune condition de montant n'est exigée pour :

REVENUS DIFFÉRÉS

Ce sont des revenus se rapportant, par leur date d'échéance normale, à plusieurs années, que vous avez perçus au cours d'une même année, en raison de circonstances indépendantes de votre volonté.

Par exemple :

Vous pouvez demander à bénéficier du système du quotient, quel que soit le montant de ces revenus différés .

MODALITÉS D'APPLICATION

Si vous avez perçu de tels revenus en 2008, vous pouvez demander l'imposition de ces revenus selon le système du quotient dont l'effet est d'atténuer la progressivité de l'impôt.

 

Commentaire de l'image :

 

  • inscrivez le total de ces revenus, page 3 de la déclaration n o 2042, ligne 0XX sans les intégrer dans les autres revenus déclarés,

  >> retour à l'image

 

- détaillez sur les lignes prévues ou sur papier libre, pour chaque membre du foyer qui a perçu de tels revenus, leur montant et nature.

L'impôt correspondant au revenu exceptionnel ou différé net (1) sera calculé en ajoutant, le plus souvent, le quart de ce revenu net à votre revenu net global ordinaire (2) et en multipliant par quatre le supplément de cotisation correspondant au quart du revenu exceptionnel ou différé.

EXEMPLE

Vous êtes marié sans enfant.

Vous avez bénéficié en 2008 d'un revenu net global imposable ordinaire de 45 000 € et d'une prime nette de mobilité de 16 000 € .

Sans le quotient, l'impôt se serait élevé à 7 376 € .

Dans le cas des revenus différés, la division par quatre est, le cas échéant, réduite au nombre d'années civiles écoulées depuis, soit la date d'échéance normale du revenu considéré, soit la date à laquelle le contribuable a acquis les biens ou exploitations ou a entrepris l'exercice de l'activité professionnelle générateurs dudit revenu. Toute année civile commencée est comptée pour une année entière.

EXEMPLE

Un rappel perçu en 2008 au titre de l'année 2007 fera l'objet d'un quotient par 2.

Précision : La règle du quotient est une protection contre des effets de la progressivité qui pourraient être jugés excessifs. Dans certains cas (par exemple dans l'hypothèse où le revenu exceptionnel sans division serait taxé dans une seule tranche du barème), cette règle n'apporte aucun avantage supplémentaire. Cette situation est normale. En tout état de cause, la règle du quotient n'est jamais défavorable.

CAS PARTICULIERS :

Vous avez le choix entre le système du quotient et celui de l'étalement vers l'avenir (art. 163 A du CGI). En cas d'étalement, l'indemnité est répartie par parts égales sur l'année d'encaissement et les trois années suivantes. (Exemple : pour une indemnité perçue en 2008, vous devrez ajouter à vos revenus de 2009, 2010 et 2011 les fractions non imposées au titre de 2008).

L'option est irrévocable et incompatible avec l'application du système du quotient.

L'imposition est effectuée en appliquant d'office un système de quotient (art. 163-0 A bis ).

Le montant du pécule (après déduction de 10 % applicable aux pensions) est divisé par le nombre d'années pendant lesquelles des cotisations ont été déduites. Le résultat est ajouté au revenu net global de l'année de paiement. L'impôt correspondant est égal au produit de la cotisation supplémentaire ainsi obtenue par le nombre d'années utilisé pour déterminer le quotient.

L'imposition est effectuée en appliquant au montant net de ces rappels de traitements ou de pensions un système de quotient déterminé en fonction du nombre d'années ayant donné lieu à reclassement (BOI 5 F-15-02).

Si vous demandez le versement d'un capital lors du dénouement de votre PERP, en cas de première accession à la propriété vous avez le choix entre le système du quotient et celui de l'étalement vers l'avant (art. 163 bis du CGI). En cas d'étalement, l'indemnité est répartie par parts égales sur l'année d'encaissement et les quatre années suivantes.

Cette option est incompatible avec l'application du système du quotient (BOI 5 B-22-07).

Si vous avez perçu une indemnité de cette nature se rapportant à la fois à l'année de votre congédiement et à l'année suivante, vous pouvez la déclarer, dans la catégorie des traitements et salaires, en deux fractions correspondant respectivement à chacune des années considérées (CGI, art. 163 quinquies ).

Exemple :

Licencié le 1er novembre 2008, vous avez perçu une indemnité compensatrice de délai-congé de six mois d'un montant de 6 000 € . Elle se rapporte à l'année 2008 (2 mois) et à l'année 2009 (4 mois).

Vous pouvez déclarer cette indemnité en rattachant :

Cette modalité d'imposition est facultative. Pour en bénéficier, vous devez en faire la demande dans une note jointe à votre déclaration.

 

  1. Après imputation éventuelle des charges et abattements non absorbés par le revenu brut global.

  2. Après imputation éventuelle des abattements spéciaux (accordés aux personnes âgées ou invalides et enfants rattachés).

  3. Cet impôt peut être ensuite diminué par des réductions ou crédits d'impôt.

<<document précédent Imprimer document suivant>>