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TRAITEMENTS ET SALAIRES

(CGI, art. 79 et suivants ; DB 5 F ; PF 400 et suivants)

Déclaration no 2042 K, page 3

 

 

Déclaration no 2042 C, 1re page

 

 

DÉCLARATION 2042 PRÉREMPLIE

Les montants préremplis dans la rubrique « traitements salaires » de la déclaration no 2042 K ou no 2042 SK concernent uniquement le contribuable et son conjoint, le cas échéant. Les éléments relatifs aux personnes à charge ou rattachées ne sont pas préremplis ; vous devez les déclarer cases 1CJ et 1DJ, 1CP et 1DP, 1CU et 1DU.

Traitements et salaires

Déclaration no 2042 K

 

Commentaire de l'image :

Le montant imposable des traitements, salaires, indemnités journalières de maladie, maternité ou paternité déclaré par les parties versantes (employeurs, caisses de sécurité sociale) pour l'ensemble de l'année 2009 est imprimé au-dessus des cases 1AJ et 1BJ.

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Le montant imposable des allocations de chômage, des allocations de préretraite, des indemnités de fonction versées aux élus locaux n'ayant pas opté pour la retenue à la source est imprimé dans les cases situées au-dessus des cases 1AP et 1BP.

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Le montant des salaires exonérés perçus en rémunération des heures ou jours supplémentaires et des heures complémentaires est imprimé au-dessus des cases 1AU et 1BU.

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Le montant des salaires préremplis comprend également :

Lorsque les montants préremplis sont inexacts , vous devez les rayer et indiquer le montant imposable exact dans les cases AJ et BJ, AP et BP ou AU et BU.

Cette situation est susceptible de se produire notamment :

Prime pour l'emploi et revenu de solidarité active (RSA)

 

Commentaire de l'image :

Les cases correspondant à la ligne « Activité à temps plein » sont cochées lorsque vous (ou votre conjoint) avez travaillé à temps plein toute l'année 2009 et lorsque le montant de vos revenus d'activité est compris dans les limites d'éligibilité à la PPE.

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Si l'indication du travail à temps plein est erronée, vous pouvez la rectifier en indiquant un nombre d'heures cases 1AV et suivantes.

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Le montant du revenu de solidarité active versé au foyer en complément de ses revenus d'activité est imprimé audessus de la case 1BL.

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REVENUS À DÉCLARER

D'une manière générale, sont considérées comme des salaires et des traitements, les rémunérations perçues par les personnes qui sont liées à un employeur par un contrat de travail ou se trouvent, vis-à-vis de lui, dans un état de subordination.

Vous devez déclarer dans cette catégorie, lignes 1AJ à 1DJ :

 

- À NOTER -
  • Les rappels de salaires doivent être rattachés aux revenus de l'année au cours de laquelle ils ont été perçus. Vous pouvez demander que ces revenus soient imposés selon le système du quotient .

  • Toutefois, une prime ou gratification dite de « fin d'année » ou de « solde au titre de l'année précédente », perçue en début d'année suivante, ne constitue pas un revenu différé. Cette somme doit être déclarée au titre de l'année au cours de laquelle elle est effectivement mise à la disposition du salarié.

Sont imposés dans les mêmes conditions que les salaires :

Rémunérations particulières

à déclarer lignes AJ à DJ (DB 5 F-1112 ; PF 408 et sui vants)

SALAIRE DES APPRENTIS MUNIS D'UN CONTRAT

 

DÉCLAREZ

  • la partie du salaire perçu en 2009, qui dépasse 16 052 €. L'exonération, à hauteur de 16 052 € (montant du SMIC annuel), ne s'applique qu'aux salaires versés dans le cadre d'un contrat d'apprentissage (BOI 5 F-7-06).

    En cas d'entrée en apprentissage ou de fin d'apprentissage en cours d'année, la limite d'exonération doit être ajustée en fonction de la durée d'apprentissage.

SOMMES PERÇUES DANS LE CADRE DES AIDES À L'EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

 

DÉCLAREZ

  • les rémunérations et indemnités servies par l'entreprise ou par l'État et prévues par les différentes formes de contrats de formation, notamment en alternance, ou d'insertion professionnelle : : contrat de professionnalisation, contrat d'avenir, contrat emploi consolidé, contrat initiative-emploi, contrat jeunes en entreprise, congé de conversion, congé de reclassement (pendant et après la durée du préavis), contrat d'accompagnement dans l'emploi.

    Il en est de même de l'allocation de formation dans le cadre du droit individuel à la formation et de l'indemnité versée par le maître exploitant au jeune agriculteur effectuant un stage de six mois préalable à son installation.

SOMMES PERÇUES PAR DES ÉTUDIANTS

 

DÉCLAREZ

  • les allocations d'année préparatoire et les allocations d'institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ;
  • les sommes perçues dans l'exercice d'une activité salariée, même occasionnelle ;
  • les bourses d'études allouées pour des travaux ou des recherches déterminés ;
  • l'allocation pour la diversité dans la fonction publique.

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • les bourses d'études accordées par l'État ou les collectivités locales, selon les critères sociaux en vue seulement de permettre aux bénéficiaires de poursuivre leurs études dans un établissement d'enseignement ;
  • les indemnités versées par les entreprises à des étudiants ou à des élèves des divers ordres d'enseignement à l'occasion d'un stage obligatoire faisant partie intégrante du programme de l'école ou des études et n'excédant pas trois mois ;
  • sur option des bénéficiaires, la fraction des salaires perçus par les jeunes âgés de 25 ans au plus au 1er janvier 2009 en rémunération d'une activité exercée pendant leurs études secondaires ou supérieures ou pendant leurs congés scolaires ou universitaires, dans la limite annuelle de 3 fois le montant mensuel du SMIC, soit 4 013 € en 2009. Les jeunes qui optent pour l'exonération déclarent seulement, le cas échéant, la fraction des salaires qui excède 4 013 € (BOI 5 F-12-08).
SOMMES PERÇUES DANS LE CADRE DU SERVICE NATIONAL ET DU VOLONTARIAT

 

DÉCLAREZ

  • les sommes versées dans le cadre du volontariat dans les armées défini à l'article L. 121-1 du Code du service national.

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • l'indemnité mensuelle et l'indemnité supplémentaire versées, en application de l'article L. 122-12 du Code du service national, dans le cadre du volontariat civil ;
  • l'indemnité versée dans le cadre d'un contrat de solidarité internationale ;
  • l'indemnité versée dans le cadre du volontariat associatif ;
  • l'avantage résultant pour le bénévole de la contribution de l'association au financement des chèques-repas, dans la limite de 5,60 € par titre en 2009.
RÉMUNÉRATIONS PERÇUES PAR LES ENFANTS À CHARGE ET RATTACHÉS

 

DÉCLAREZ

  • les salaires perçus par votre enfant compté à charge ou rattaché, même s'il s'agit d'une rémunération occasionnelle (voir toutefois page précédente l'exonération prévue en faveur des élèves et étudiants).

    Les revenus à déclarer sont ceux de l'année entière (sauf pour un enfant en résidence alternée, ).

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • les salaires perçus, de la date de sa majorité jusqu'au 31 décembre 2009, par l'enfant qui a atteint 18 ans en 2009, lorsqu'il souscrit à son nom propre une déclaration pour ses revenus postérieurs à sa majorité.
SALAIRE DU CONJOINT D'UN EXPLOITANT INDIVIDUEL OU D'UN ASSOCIÉ D'UNE SOCIÉTÉ DE PERSONNES

 

DÉCLAREZ

  • la totalité du salaire lorsque l'exploitant est adhérent à une association agréée ou à un centre de gestion agréé,
  • le salaire perçu, dans la limite de 13 800 €, dans le cas contraire.

    Cette limite doit être ajustée à la durée de l'exercice lorsqu'il n'est pas égal à 12 mois ou à la durée de l'activité salariée du conjoint lorsque celle-ci ne correspond pas à la durée de l'exercice (BOI 5 F22-06).

SALAIRE DES ASSISTANTS MATERNELS ET DES ASSISTANTS FAMILIAUX

 

DÉCLAREZ

si vous êtes agréé (1), la différence entre d'une part les rémunérations (2) et les indemnités perçues pour l'entretien et l'hébergement des enfants (y compris les indemnités de nourriture) (3) et d'autre part une somme forfaitaire représentative des frais :

  • fixée par enfant et par jour, pour une durée effective de garde au moins égale à 8 heures (4) :

    • à 3 fois le SMIC horaire,
    • ou à 4 fois le SMIC horaire, pour les enfants malades, handicapés ou inadaptés ouvrant droit à une majoration de salaire,

  • et qui peut être portée respectivement : :

    • à 4 fois le SMIC horaire,
    • ou à 5 fois le SMIC horaire, lorsque la durée de la garde est de 24 heures consécutives.

Cet abattement est limité au total des sommes perçues et ne peut aboutir à un déficit.

Pour simplifier le calcul de l'abattement forfaitaire, vous pouvez retenir pour l'ensemble de l'année, le montant horaire du SMIC au 1er juillet 2009, soit 8,82 €.

Vous pouvez renoncer à cette règle pratique et déclarer uniquement le salaire (2) et les majorations et indemnités qui s'y ajoutent (à l'exclusion de celles destinées à l'entretien et l'hébergement des enfants).

RÉMUNÉRATION PERÇUE PAR UNE FAMILLE AGRÉÉE POUR L'ACCUEIL À DOMICILE D'UNE PERSONNE ÂGÉE OU HANDICAPÉE ADULTE (« accueillant familial »)

 

DÉCLAREZ

  • la rémunération journalière pour accueil au domicile de personnes âgées ou de handicapés adultes ;
  • la majoration pour sujétions particulières dont peut être assortie la rémunération.

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • l'indemnité représentative de frais d'entretien lorsque son montant est compris entre 2 et 5 fois le minimum garanti (5) (6) ;

  • à noter : le loyer versé par la personne âgée indépendamment de la rémunération journalière et de l'indemnité pour frais est à déclarer, selon le cas, en revenus fonciers (location nue), bénéfices non commerciaux (sous-location nue) ou bénéfices commerciaux (location meublée).

RÉMUNÉRATIONS DES GÉRANTS ET ASSOCIÉS (ARTICLE 62 DU CGI)

 

DÉCLAREZ

  • les salaires et rémunérations perçus et les remboursements de frais professionnels ;
  • vous pouvez bénéficier de la déduction forfaitaire de 10 % pour frais professionnels ou opter pour la déduction de vos frais réels justifiés.
INDEMNITÉS VERSÉES AUX ÉLUS

 

DÉCLAREZ lignes 1AP à 1DP

  • l'indemnité parlementaire ainsi que l'indemnité de résidence servies aux membres du Parlement (députés et sénateurs) pour la totalité de leur montant ;
  • l'indemnité des députés au Parlement européen ;
  • si vous êtes titulaire d'un (ou plusieurs) mandat(s) local (locaux), les indemnités de fonction que vous avez perçues sont soumises à une imposition autonome et progressive sous forme de retenue à la source (voir document d'information no 2041 GI et BOI 5 F-9-08).

    Toutefois, vous avez pu, avant le 1er janvier 2009, demander que la retenue ne soit pas pratiquée ; dans ce cas, vous devez déclarer le total des indemnités reçues lignes 1AP à 1DP de votre déclaration 2042.

    De même, si la retenue a été pratiquée, vous pouvez encore opter pour l'imposition à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des traitements et salaires, au moment de la souscription de votre déclaration de revenus. Dans ce cas, déclarez le montant brut des indemnités perçues en 2009 (sous déduction des cotisations sociales obligatoires et de la CSG déductible), lignes 1AP à 1DP.

    Indiquez également le montant de la retenue à la source ligne 8 TH de la déclaration 2042 C. Ce montant s'imputera sur l'impôt sur le revenu dû et l'excédent éventuel sera remboursé.

    Si elles ont fait l'objet d'une retenue à la source et que vous n'entendez pas opter pour l'imposition à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des traitements et salaires, vous devez indiquer, ligne 8BY ou 8CY de la déclaration 2042, vos indemnités de fonction, pour leur montant soumis à la retenue à la source (indemnité brute sous déduction des cotisations sociales, de la part déductible de la CSG et de la fraction représentative de frais d'emploi), même si le montant de la retenue à la source est nul. Ce montant sera retenu pour la seule détermination du revenu fiscal de référence ; il ne sera pas imposé une seconde fois.

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • l'indemnité de fonction et l'indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) perçues par les députés et sénateurs sauf en cas d'option pour les frais réels.
RÉMUNÉRATIONS DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT

 

DÉCLAREZ

  • le traitement brut mensuel et l'indemnité de résidence.

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • l'indemnité de fonction.
SOMMES PERÇUES PAR DES MÉDAILLÉS

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • les traitements attachés à la légion d'honneur et à la médaille militaire ;
  • les gratifications allouées à l'occasion de la remise de la médaille d'honneur du travail dans la limite du salaire mensuel de base du bénéficiaire.

REVENUS ACCESSOIRES, INDEMNITÉS ET ALLOCATIONS DIVERSES

à déclarer lignes 1AJ à 1DJ (DB 5 F-113, 114, 115 ; PF 421 et suiv.)

RÉMUNÉRATIONS ACCESSOIRES

 

DÉCLAREZ

  • les primes d'ancienneté, de vacances, d'assiduité, de rendement, de sujétions, de risques, de caisse, de bilan, d'intempéries... ;
  • les indemnités de congés payés ou de congés de naissance ;
  • la rémunération des heures ou jours supplémentaires et des heures complémentaires sous réserve de l'exonération prévue par l'article 81 quater du CGI  ;

  • le supplément familial de traitement versé aux agents de l'État ;
  • l'aide financière excédant 1 830 € par an et par bénéficiaire, versée notamment sous forme de CESU par le comité d'entreprise ou l'employeur au titre des sevices à la personne et aux familles.
PRESTATIONS ET AIDES À CARACTÈRE FAMILIAL OU SOCIAL

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • les prestations familiales légales : allocation pour jeune enfant, allocations familiales, complément familial, allocation de logement, allocation d'éducation de l'enfant handicapé, de soutien familial, de rentrée scolaire, de parent isolé, allocation parentale d'éducation, allocation d'adoption, allocation journalière de présence parentale ;
  • l'allocation de garde d'enfant à domicile, l'aide à la famille pour l'emploi d'une assistante maternelle agréée ainsi que la majoration de cette aide ;
  • la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE) pour les enfants nés après le 31-12-2003 ;
  • la prestation de compensation du handicap (PCH) ;
  • l'allocation aux adultes handicapés, le complément de ressources et la majoration pour la vie autonome ;
  • la participation de l'employeur à l'acquisition de titres-restaurant, dans la limite de 5,19 € par titre ;
  • la participation annuelle de l'employeur complétée, le cas échéant, par le comité d'entreprise à l'acquisition de chèques-vacances, dans la limite globale du montant mensuel du SMIC ;
  • la prise en charge obligatoire par l'employeur des titres d'abonnement de transports publics ou de services publics de location de vélos pour les trajets domicile - lieu de travail et, dans la limite de 200 € par an, la prise en charge facultative par l'employeur des frais de carburant ou des frais d'alimentation des véhicules électriques (CGI, art. 81-19o ter) ;
  • le revenu minimum d'insertion (RMI) ;
  • le revenu de solidarité active (RSA) ;
  • la prime de solidarité active d'un montant de 200 € versée notamment aux bénéficiaires du RMI, de l'API, du RSA expérimental (décret no 2008-1351 du 19 décembre 2008) ;
  • le revenu supplémentaire temporaire d'activité (RSTA) versé dans les départements d'outre-mer institué par le décret no 2009-602 du 27 mai 2009 ;
  • les primes versées en complément du RSTA par les collectivités locales des départements de la Guadeloupe et la Martinique dans le cadre d'accords interprofessionnels ;
  • l'aide exceptionnelle de fin d'année versée aux titulaires de certains minima sociaux (« prime de Noël ») ;
  • l'aide exceptionnelle d'un montant de 200 € versée en application du décret no 2009-479 du 29 avril 2009 instituant une aide versée sous la forme de CESU préfinancés par l'Etat en faveur du pouvoir d'achat de publics bénéficiaires de prestations sociales ou de demandeurs d'emploi ;
  • la prime forfaitaire d'un montant de 500 € versée en application du décret du 27 mars 2009 instituant une prime exceptionnelle pour certains salariés privés d'emploi ;
  • l'aide financière versée par l'employeur (privé ou public) ou le comité d'entreprise, soit directement, soit au moyen du chèque emploi service universel (CESU) préfinancé au titre des services à la personne et aux familles mentionnés aux articles L. 7233-4 et D. 7231-1 du Code du travail, dans la limite annuelle de 1 830 € par bénéficiaire (BOI 5 F-18-06 et 5 F-16-07).
INDEMNITÉS DE MALADIE, D'ACCIDENT, DE MATERNITÉ

 

DÉCLAREZ

  • les indemnités journalières de maladie versées par les caisses du régime général de la sécurité sociale, des régimes spéciaux et de la mutualité sociale agricole (ou pour leur compte) ;
  • les indemnités journalières de maternité et celles payées pour des arrêts de travail nécessités par des troubles pathologiques liés à la grossesse ou à l'accouchement, avant le congé prénatal ou après le congé postnatal ;
  • les indemnités journalières versées au titre du congé de paternité ;
  • les indemnités complémentaires servies par l'employeur ou pour le compte de celui-ci par un organisme d'assurances dans le cadre d'un régime de prévoyance complémentaire obligatoire dans l'entreprise.

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • les indemnités journalières versées par la sécurité sociale (7) et la mutualité sociale agricole (ou pour leur compte) pour :

    • maladie comportant un traitement prolongé et particulièrement coûteux,
    • accident du travail ou maladie professionnelle ;

  • les prestations perçues en exécution d'un contrat d'assurance souscrit au titre d'un régime complémentaire de prévoyance facultatif ;
  • les indemnités versées aux victimes de l'amiante ou à leurs ayants droit.
ÉPARGNE SALARIALE (PARTICIPATION, INTÉRESSEMENT, OPTIONS SUR TITRES)

 

DÉCLAREZ

  • si vous avez procédé, en 2009, à la levée d'options de souscription ou d'achat d'actions que votre société vous a attribuées depuis le 1-1-1990 : la fraction du rabais qui dépasse 5 % de la valeur de l'action à la date d'attribution de l'option (8). Vous devez indiquer le montant du rabais imposable, lignes 1AJ à 1DJ de votre déclaration 2042 ;

  • si vous avez cédé, converti au porteur ou donné en location, en 2009, des actions avant l'expiration d'un délai d'indisponibilité de quatre ans courant à compter de la date d'attribution de l'option (8) :

    l'avantage (9) réalisé lors de la levée d'option. Cet avantage est imposable selon les règles des traitements et salaires selon des modalités particulières ( ) (10) ;

  • la prime exceptionnelle d'intéressement d'un montant maximum de 1 500 € versée au plus tard le 30 septembre 2009 dans les entreprises ayant conclu un accord d'intéressement au plus tard le 30 juin 2009, ou si elles en avaient déjà un, un avenant à celui-ci ;
  • les sommes revenant aux salariés au titre de leur participation aux résultats de l'entreprise pour les exercices clos après le 4 décembre 2008 versées immédiatement soit à la demande du salarié soit à l'initiative de l'employeur (droits inférieurs à 80 €).

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • la prime exceptionnelle d'intéressement d'un montant maximum de 1 500 € si elle est affectée à un plan d'épargne salariale (11) ;

  • les sommes versées au titre de la participation des salariés aux résultats des entreprises lorsqu'elles sont affectées dans les conditions prévues à l'article L. 3323-2 du code du travail (art. 157-16 bis et 163 bis AA du CGI) ;
  • l'abondement versé par l'entreprise en application d'un plan d'épargne salariale (11) (art. 81-18o a du CGI) ;

  • les sommes versées au titre de l'intéressement collectif des salariés à l'entreprise dans la limite d'un montant égal à la moitié du montant annuel du plafond de sécurité sociale (17 154 € en 2009) et affectées à la réalisation d'un plan d'épargne salariale (11) et, dans les mêmes conditions et limites, les dividendes des actions de travail attribués aux salariés des sociétés anonymes à participation ouvrière régies par la loi du 26-4-1917 (art. 81-18o bis du CGI) ;

  • les sommes issues d'un compte épargne temps (CET), dans la limite de 10 jours par an, affectées par le salarié à un PERCO (art. 81-18o b du CGI)
  • les indemnités compensatrices issues d'un CET, qui correspondent à des sommes provenant de l'intéressement et, à l'issue de la période d'indisponibilité, de la participation ou d'un PEE (art. L. 3343-1 du Code du travail).

SOMMES PERÇUES EN FIN D'ACTIVITÉ

à déclarer lignes 1AJ à 1DJ (CGI, art. 80 duodecies et 81-22o ; DB 5 F -114, BOI 5 F-8-00, 5 F -16-01, 5 F -16-06, 5 F -12-07 et 5 F -10-08 ; PF 423)

INDEMNITÉ DE DÉPART VOLONTAIRE

 

DÉCLAREZ

  • le montant de cette indemnité, mais vous pouvez demander que ces revenus soient imposés selon le système du quotient.

    Toutefois, les indemnités de départ versées dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (« plan social ») ou d'un accord collectif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (accord « GPEC ») sont exonérées sous certaines conditions ;

  • la part de l'indemnité spécifique versée dans le cadre d'une procédure de rupture conventionnelle, prévue à l'article L. 1237-13 du code du travail, à un salarié ne pouvant pas encore bénéficier d'une pension de retraite d'un régime légalement obligatoire, qui dépasse la fraction exonérée dans les mêmes limites que l'indemnité de licenciement (voir ci-dessous).
INDEMNITÉ DE FIN DE CONTRAT OU DE MISSION

 

DÉCLAREZ

  • l'indemnité de fin de contrat à durée déterminée (CDD) versée au terme normal du contrat y compris celle versée à l'issue d'un CDD à objet défini ;
  • l'indemnité versée en cas de rupture anticipée par l'employeur d'un CDD, qui correspond aux rémunérations que vous auriez perçues jusqu'au terme du contrat. Le surplus est exonéré dans les mêmes conditions que les indemnités de licenciement ;
  • l'indemnité de fin de mission d'intérim.
INDEMNITÉS DE RUPTURE DU CONTRAT DE TRAVAIL

 

DÉCLAREZ

  • l'indemnité compensatrice de préavis (ou de délai-congé) ; si la période de préavis s'étend sur deux années civiles, l'indemnité peut être répartie entre chacune de ces deux années ;
  • l'indemnité compensatrice de congés payés ;
  • l'indemnité de non-concurrence.

Ces indemnités sont imposables quel que soit le mode de rupture du contrat de travail : démission, départ ou mise à la retraite, échéance du contrat à durée déterminée, rupture négociée ou amiable du contrat de travail.

Elles sont imposables même si le licenciement ou le départ interviennent dans le cadre d'un plan social ou d'un accord « GPEC ».

Vous pouvez demander que ces revenus soient imposés selon le système du quotient, dans les conditions de droit commun.

INDEMNITÉS DE LICENCIEMENT

 

DÉCLAREZ

  • la part de l'indemnité de licenciement qui dépasse sa fraction exonérée (voir ci-dessous) ; vous pouvez demander l'imposition de ce revenu selon le système du quotient, quel que soit le montant de l'indemnité imposable.

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • l'indemnité de licenciement versée dans le cadre d'un plan social ;
  • les dommages-intérêts alloués par le juge en cas de rupture abusive ;
  • l'indemnité accordée par le juge en cas de licenciement sans observation de la procédure requise ;
  • l'indemnité de licenciement, pour sa fraction exonérée ; elle est égale au plus élevé des trois montants suivants :

    • l'indemnité légale ou conventionnelle, sans limitation de montant ;
    • le double de la rémunération brute perçue par le salarié au cours de l'année civile précédant celle de la rupture du contrat de travail, dans la limite de six fois le montant annuel du plafond de la sécurité sociale (205 848 € en 2009) ;
    • la moitié des indemnités perçues, dans la même limite de 205 848 € pour 2009 ;

  • la fraction exonérée de l'indemnité versée au titre de la rupture de leur contrat de travail aux salariés adhérant à une convention de conversion. Cette fraction exonérée est calculée comme celle de l'indemnité de licenciement ;
  • l'indemnité spéciale de licenciement versée aux salariés victimes d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle dont le reclassement dans l'entreprise n'est pas possible ou est refusé par le salarié ;
  • l'indemnité spécifique de licenciement prévue en faveur des journalistes professionnels (dans le cadre de la clause de conscience).

Exemple :

Un salarié perçoit une indemnité de licenciement de 140 000 € dont 80 000 € correspondent à l'indemnité prévue par la convention collective.

Sa rémunération brute de l'année civile précédant le licenciement est de 45 000 €.

L'indemnité de licenciement est exonérée de plein droit à hauteur du montant prévu par la convention collective, soit 80 000 €. Cette fraction exonérée est supérieure à 50 % de l'indemnité perçue (70 000 € ) mais inférieure au double de la rémunération brute annuelle, égal à 90 000 €.

L'indemnité est donc exonérée à hauteur de la somme de 90 000 €, qui est la plus élevée des trois limites applicables. Le surplus, soit 50 000 €, est imposable dans la catégorie des traitements et salaires.

INDEMNITÉS PERÇUES DANS LE CADRE D'UN PLAN DE SAUVEGARDE DE L'EMPLOI (PLAN SOCIAL)

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • les indemnités de licenciement ou de départ volontaire (démission, rupture négociée) et les indemnités de départ volontaire à la retraite ou en préretraite perçues dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (plan social).
INDEMNITÉS PERÇUES DANS LE CADRE D'UN ACCORD DE GESTION PRÉVISIONNELLE DES EMPOIS ET DES COMPÉTENCES (GPEC)

 

DÉCLAREZ

  • les rémunérations versées pendant la durée d'un congé de mobilité prévu dans le cadre d'un accord GPEC ;
  • l'indemnité différentielle prévue par un accord GPEC.

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • les indemnités de départ volontaire versées aux salariés dans le cadre d'un accord GPEC, dans les conditions prévues au II de l'article L 2242-17 du code du travail, dans la limite de quatre fois le montant annuel du plafond de la sécurité sociale (137 232 € en 2009).
INDEMNITÉS DE CESSATION DES FONCTIONS DE MANDATAIRE SOCIAL OU DE DIRIGEANT

 

DÉCLAREZ

Si vous êtes dirigeant de droit ou de fait soumis au régime fiscal des salariés prévu par l'article 80 ter du CGI : la totalité des indemnités perçues quel que soit le mode de rupture du mandat social ou du contrat de travail (démission, licenciement, départ ou mise à la retraite, non-renouvellement du mandat, rupture négociée ou amiable).

 

NE DÉCLAREZ PAS

En cas de cessation forcée des fonctions (notamment révocation) : la fraction de l'indemnité exonérée dans la limite de la plus élevée des deux sommes suivantes, sans qu'elle puisse excéder six fois le montant annuel du plafond de la sécurité sociale (205 848 € en 2009) ou cinq fois ce montant en cas de mise à la retraite (171 540 € en 2009) :

  • deux fois la rémunération annuelle brute perçue au cours de l'année civile précédant la cessation forcée des fonctions ;
  • 50 % des indemnités perçues.

INDEMNITÉS DE DÉPART EN RETRAITE OU EN PRÉRETRAITE

 

DÉCLAREZ

  • En cas de départ volontaire à la retraite :

    • la fraction des indemnités supérieure à 3 050 €.

  • En cas de mise à la retraite à l'initiative de l'employeur :

    • la partie de l'indemnité qui excède la fraction exonérée ; cette fraction est égale au plus élevé des trois montants suivants :

      • l'indemnité légale ou conventionnelle sans limitation de montant ;
      • la moitié de l'indemnité perçue, dans la limite de cinq fois le montant annuel du plafond de la sécurité sociale (171 540 € en 2009) ;
      • le double de la rémunération annuelle brute perçue par le salarié au cours de l'année civile précédant la rupture de son contrat de travail, dans la même limite de 171 540 € en 2009.

  • En cas de départ en préretraite avec rupture du contrat de travail :

    • dans le cadre du dispositif de préretraite-licenciement FNE : l'indemnité de départ en préretraite est exonérée dans les mêmes conditions et limites que l'indemnité de licenciement ;
    • dans le cadre du dispositif de préretraite en contrepartie d'embauches (ARPE) : l'indemnité est exonérée dans la limite de l'indemnité de départ volontaire à la retraite ; le surplus est exonéré dans les mêmes conditions que l'indemnité de licenciement.

      Pour sa part, l'allocation de remplacement pour l'emploi (ARPE) versée mensuellement dans le cadre du dispositif est imposable dans la catégorie des traitements et salaires (à déclarer lignes 1AP à 1DP, ) ;

    • dans les autres cas de préretraite : les indemnités de départ en préretraite sont imposables dans la catégorie des traitements et salaires pour leur fraction excédant 3 050 €.

  • En cas de départ en préretraite sans rupture du contrat de travail (préretraite progressive, régime de préretraite d'entreprise se traduisant par une simple dispense d'activité professionnelle...) : l'indemnité de départ en préretraite est imposable en totalité.

    Toutefois, certains régimes de préretraite, notamment de cessation d'activité de certains travailleurs salariés (« CATS ») prévoient le versement, au moment de l'adhésion au dispositif, d'un acompte sur l'indemnité de mise à la retraite. Cet acompte est exonéré dans les conditions prévues ci-dessus en cas de mise à la retraite à l'initiative de l'employeur ( BOI 5 F-16-01, nos 18 et 19).

En cas de départ volontaire à la retraite, de mise à la retraite à l'initiative de l'employeur ou de départ en préretraite avec rupture de votre contrat de travail, vous pouvez demander, pour la fraction imposable des indemnités perçues, le bénéfice, soit du système du quotient, soit du régime d'étalement par quart sur l'année 2009 et les trois années suivantes ( ). Vous devez joindre une demande écrite à votre déclaration de revenus.

Ces deux modes particuliers d'imposition sont exclusifs l'un de l'autre.

Si vous choisissez l'étalement, l'option exercée est irrévocable. N'oubliez pas alors d'indiquer ligne 1AJ à 1DJ de votre déclaration la fraction non exonérée de l'indemnité correspondant à l'année 2009. Dans votre déclaration 2042 de chacune des trois années suivantes, vous devrez indiquer le quart de la fraction imposable, lignes 1AP à 1DP.

La fraction imposable au titre de ces trois années n'ouvrira pas droit à la prime pour l'emploi.

En revanche, en cas de départ en préretraite sans rupture de votre contrat de travail, vous ne pouvez demander à bénéficier que du système du quotient.

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • l'indemnité de cessation d'activité et l'indemnité complémentaire versées dans le cadre du dispositif « préretraite amiante » (BOI 5 F-7-01)  ;
  • les indemnités versées aux victimes de l'amiante ou à leurs ayants droit par le fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante ou par décision de justice ;
  • l'indemnité de départ volontaire versée aux ouvriers de l'État en fonction au ministère de la défense ou dans un établissement public placé sous sa tutelle qui quittent le service dans le cadre d'une restructuration ou d'une réorganisation ou dont le départ permet le reclassement d'un ouvrier issu d'un organisme restructuré (BOI 5 F-14-09)  ;
  • le pécule d'incitation à une seconde carrière versé à certains militaires de carrière ou engagés qui cessent leur service (BOI 5 F-15-09).
RÉGIME FISCAL DES INDEMNITÉS DE RUPTURE DU CONTRAT DE TRAVAIL VERSÉES EN 2009

 

Nature de l'indemnité

Imposition à l'impôt sur le revenu

Modalités d'imposition particulières

Indemnité compensatrice de préavis

Imposable

Déclaration

sur 2 ans (16)

Indemnité compensatrice de congés payés

Imposable

(17)

Indemnité compensatrice de non-concurrence

Imposable

(17)

Indemnité de fin de contrat à durée déterminée ou de fin de mission d'intérim

Imposable

 

Indemnité de rupture anticipée d'un contrat à durée déterminée :

  • Montant des rémunérations qui auraient été perçues jusqu'au terme du contrat

Imposable

(17)

  • Surplus de l'indemnité

Régime de l'indemnité de licenciement

Quotient (18)

Indemnité

de licenciement (12)

Hors plan social

Exonérée dans la limite la plus élevée :

  • du montant légal ou conventionnel (13), sans limitation ;

  • de 50 % de l'indemnité totale ou du double de la rémunération annuelle brute de l'année civile précédente, sans excéder 205 848 €

Quotient (18)

Plan social

Exonérée en totalité

 

Prime ou indemnité de départ volontaire (démission, rupture négociée ou conventionnelle)

Hors plan social

Assujettie en totalité

Quotient (18)

Plan social

Exonérée en totalité

-

Accord GPEC

Exonérée dans la limite de 137 232 €(19)

Quotient (18)

Indemnité de rupture conventionnelle

Exonérée dans la limite la plus élevée :

  • du montant de l'indemnité de licenciement légal ou conventionnel (13), sans limitation ;

  • de 50 % de l'indemnité totale ou du double de la rémunération annuelle brute de l'année civile précédente, sans excéder 205 848 € (20)

Quotient (18)

Prime ou indemnité de retraite

Départ volontaire

Hors plan social

Exonérée dans la limite de 3 050 €

Quotient (18) ou étalement

Plan social

Exonérée en totalité

-

Mise à la retraite par l'employeur

Exonérée dans la limite la plus élevée :

  • du montant légal ou conventionnel (13), sans limitation ;

  • de 50 % de l'indemnité totale ou du double de la rémunération annuelle brute de l'année civile précédente, sans excéder 171 540 €

Quotient (18)

ou étalement

Prime ou indemnité de préretraite (14)

Hors plan social (15)

Exonérée dans la limite de 3 050 €

Quotient (18)

ou étalement

Plan social

Exonérée en totalité

-

 

ALLOCATIONS PERÇUES EN CAS DE CHÔMAGE OU DE PRÉRETRAITE

à déclarer lignes 1AP à 1DP (DB 5 F-1122 ET 1142 ; PF 419)

ALLOCATIONS PERÇUES EN CAS DE CHÔMAGE TOTAL

 

DÉCLAREZ

  • les allocations versées par Pôle emploi :

    • allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), allocation unique dégressive (AUD) et allocation chômeurs âgés (ACA) perçues dans le cadre du régime d'assurance-chômage ;
    • allocation temporaire d'activité (ATA), allocation de solidarité spécifique (ASS), allocation équivalent retraite (AER), allocation des demandeurs d'emploi en formation, allocation de fin de formation (pour ceux qui en bénéficiaient déjà avant le 1/1/2009) perçues dans le cadre du régime de solidarité ;
    • allocation complémentaire perçue dans le cadre du maintien des droits au revenu de remplacement.

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • l'aide exceptionnelle de fin d'année (« prime de Noël ») versée aux bénéficiaires de l'ASS et de l'AER ;
  • les prestations servies aux dirigeants mandataires sociaux ne relevant pas de l'UNEDIC, par les régimes facultatifs d'assurance chômage des chefs et dirigeants d'entreprise.

Toutefois, vous devez déclarer les prestations servies au titre de la perte d'emploi subie, en exécution de contrats d'assurance de groupe souscrits par les dirigeants visés à l'article 62 du CGI et dont les cotisations sont déductibles de la rémunération imposable. Ces prestations sont imposables dans la catégorie des pensions et retraites (lignes 1AS à 1DS).

ALLOCATIONS PERÇUES EN CAS DE CHÔMAGE PARTIEL

 

DÉCLAREZ

  • les allocations versées par l'employeur ou l'État :

    • allocations d'aide publique ;
    • indemnité conventionnelle complémentaire de chômage partiel, dont une partie peut être prise en charge par l'État ;
    • allocation complémentaire au titre de la rémunération mensuelle minimale.

  • les allocations versées par l'employeur doivent être déclarées lignes 1AJ à 1DJ.
ALLOCATIONS PERÇUES EN CAS DE PRÉRETRAITE

 

DÉCLAREZ

  • l'allocation de préretraite progressive ;
  • l'allocation spéciale versée dans le cadre d'une convention de coopération du Fonds national de l'emploi (préretraite - licenciement) ;
  • l'allocation de remplacement pour l'emploi (ARPE) versée dans le cadre des « préretraites en contrepartie d'embauche » ;
  • l'allocation de préretraite-amiante ;
  • l'allocation de cessation d'activité de certains travailleurs salariés (CATS) ;
  • le congé de fin d'activité du secteur public (CFA) ;
  • l'allocation versée dans le cadre d'un dispositif de préretraite d'entreprise (« préretraite maison »).
AIDE AU RETOUR DES TRAVAILLEURS ÉTRANGERS INVOLONTAIREMENT PRIVÉS D'EMPLOI

 

DÉCLAREZ

  • l'aide conventionnelle versée par l'Etat

    • Le versement effectué en France doit être compris dans la déclaration de revenus souscrite avant le départ.

      Vous pouvez demander que ces revenus soient imposés selon le système du quotient .

    • Le versement effectué dans le pays d'origine après le retour du travailleur étranger est soumis à la retenue à la source.

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • l'aide au déménagement, l'indemnité forfaitaire pour les frais de voyage de retour et l'aide au projet de réinsertion professionnelle ;
  • l'aide de l'entreprise.
CHÔMEURS CRÉANT OU REPRENANT UNE ENTREPRISE

 

NE DÉCLAREZ PAS

l'aide financière versée par l'État, en application de l'article L. 5141-2 du Code du travail, dans le cadre du dispositif d'encouragement au développement d'entreprises nouvelles (EDEN).

Cette aide est versée à des personnes en difficulté d'accès à l'emploi, créant ou reprenant une entreprise : bénéficiaires de certains minima sociaux, salariés repreneurs de leur entreprise en difficulté, demandeurs d'emploi de plus de 50 ans et personnes ayant créé ou repris une entreprise dans le cadre d'un contrat d'appui au projet d'entreprise (CGI, art. 81-35o).

PRIMES DE RETOUR À L'EMPLOI

 

NE DÉCLAREZ PAS

  • la prime de retour à l'emploi et les primes forfaitaires versées aux titulaires de certains minima sociaux (revenu minimum d'insertion, allocation spécifique de solidarité ou allocation de parent isolé) qui débutent ou reprennent une activité professionnelle (CGI, art. 81-9o quater et quinquies ) ;
  • l'aide personnalisée de retour à l'emploi versée aux bénéficiaires du revenu de solidarité active.

SALARIÉS DÉTACHÉS À L'ÉTRANGER

(CGI, art. 81 A I et II ; BOI 5 B-15-06)

Les rémunérations perçues par les salariés envoyés à l'étranger (21) par leur employeur sont en totalité exonérées d'impôt sur le revenu (CGI, art. 81 A I) pour les personnes :

La rémunération perçue est exonérée en totalité lorsque la personne remplit l'une des conditions suivantes :

Le salarié doit produire des pièces justificatives prouvant, selon le cas :

Les salariés qui entrent dans le champ d'application de l'exonération mais qui ne remplissent pas la condition de paiement de l'impôt à l'étranger ou la condition de durée ou de nature d'activité à l'étranger permettant de bénéficier de l'exonération totale d'impôt sur le revenu ne sont imposés que sur la rémunération qu'ils auraient perçue si l'activité avait été exercée en France (CGI, art. 81 A II).

Les suppléments de rémunération liés à l'expatriation sont exonérés lorsque les trois conditions suivantes sont remplies :

 

- À NOTER -
  • L'exonération accordée au titre de l'exercice de certaines activités pendant une durée supérieure à 183 jours ou à 120 jours ne s'applique ni aux travailleurs frontaliers ni aux agents de la fonction publique.

  • Les agents de la fonction publique ne peuvent bénéficier que de l'exonération accordée aux personnes qui ont acquitté un impôt sur le revenu au moins égal aux 2/3 de celui qu'elles auraient supporté en France et de l'exonération des suppléments de rémunération liés à l'expatriation.

  • Les salaires exonérés en totalité en application de l'article 81 A I du CGI et les suppléments de rémunération exonérés en application de l'article 81 A II sont pris en compte pour le calcul du taux effectif (CGI, art. 197 C) et pour la détermination du revenu fiscal de référence (CGI, art. 1417 IV c). Leur montant doit être indiqué ligne 8 TI de la déclaration no 2042.

Marins-pêcheurs (BOI 5 B-13-05 et 5 B-10-10)

Les marins-pêcheurs fiscalement domiciliés en France, qui exercent leur activité hors des eaux territoriales françaises peuvent bénéficier des dispositions prévues par le II de l'article 81 A du CGI.

Ainsi, un abattement est appliqué sur le salaire perçu par les marins-pêcheurs salariés ainsi que sur la part de la rémunération des artisans-pêcheurs imposable dans la catégorie des salaires, lorsqu'ils sont embarqués sur un navire de pêche classé en 1re, 2e ou 3e catégorie de navigation.

La fraction de la rémunération exonérée est égale à 40 % du salaire qui excède une rémunération de référence (17 365 € en 2009) pour les navires pratiquant la petite pêche ou la pêche côtière.

Ce pourcentage est porté à 60 % pour les marins embarqués sur les navires de pêche au large et de grande pêche.

Les marins-pêcheurs concernés doivent déclarer le montant de leur salaire imposable lignes 1AJ à 1DJ, page 3 de la déclaration no 2042 et le montant de l'abattement exonéré ligne 8TI, page 4 de la même déclaration.

SALARIÉS IMPATRIÉS

(CGI, art. 81 B et 155 B)

Prise de fonctions avant le 1er janvier 2008 (CGI, art. 81 B ; BOI 5 F-12-05 et 5 F-17-07)

Les salariés et dirigeants appelés par une entreprise établie à l'étranger à occuper un emploi pendant une période limitée dans une entreprise établie en France, bénéficient d'une exonération au titre des suppléments de rémunération liés à cette situation lorsqu'ils ont pris leurs fonctions avant le 1er janvier 2008.

Les salariés et dirigeants ne doivent pas avoir été fiscalement domiciliés en France au cours des cinq années civiles précédant leur prise de fonctions dans l'entreprise établie en France.

L'exonération s'applique aux primes d'impatriation perçues jusqu'au 31 décembre de la 5e année suivant la prise de fonctions.

La rémunération nette soumise à l'impôt sur le revenu doit être au moins égale à celle versée au titre de fonctions analogues dans la même entreprise ou, à défaut, dans des entreprises similaires établies en France.

En outre, ces salariés et dirigeants sont exonérés pour la fraction de leur rémunération correspondant à l'activité qu'ils exercent, le cas échéant, à l'étranger. Cette exonération ne peut pas excéder 20 % de la rémunération imposable issue de cette activité professionnelle, nette de la prime d'impatriation.

La fraction de rémunération exonérée doit être déclarée ligne 1DY ou 1EY, page 1 de la déclaration 2042 C. Ce montant est retenu pour le calcul du revenu fiscal de référence du foyer.

Prise de fonctions à compter du 1er janvier 2008 (CGI, art. 155 B ; BOI 5 F-13-09)

Le régime des impatriés prévu à l'article 155 B du CGI est applicable aux salariés et dirigeants fiscalement assimilés appelés de l'étranger à occuper un emploi dans une entreprise établie en France ainsi que les salariés et dirigeants directement recrutés à l'étranger par une entreprise établie en France.

Ce régime s'applique aux personnes qui ont pris leurs fonctions à compter du 1er janvier 2008, qui n'ont pas été fiscalement domiciliées en France au cours des 5 années civiles précédant celle de la prise de fonctions et qui établissent leur domicile fiscal en France.

L'exonération d'impôt sur le revenu s'applique jusqu'au 31 décembre de la 5e année suivant celle de la prise de fonctions au titre des années au cours desquelles l'impatrié est domicilié en France.

Sur option annuelle des contribuables, l'exonération de ces deux éléments est soumise à une des limites suivantes  :

 

- À NOTER -
  • Le montant exonéré des salaires est retenu pour le calcul du revenu fiscal de référence et doit être déclaré ligne 1EY ou 1DY, page 1 de la déclaration no 2042 C.

  • Les salariés et dirigeants impatriés peuvent déduire de leur rémunération imposable les cotisations versées à des régimes de sécurité sociale étrangers. Ils peuvent également déduire, dans certaines limites, les cotisations qu'ils versent à des régimes professionnels de retraite supplémentaire et aux régimes de prévoyance complémentaire étrangers.

L'exonération s'applique aux revenus et plus-values perçus ou réalisés à compter de la date à laquelle le contribuable a son domicile fiscal en France.

Ces revenus exonérés sont retenus pour le calcul du revenu fiscal de référence et des prélèvements sociaux (prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine établis par voie de rôle).

 

- À NOTER -
  • Le montant exonéré des revenus de capitaux mobiliers doit être déclaré ligne 2DM, page 3 de la déclaration no 2042 et celui des gains réalisés à l'occasion de la cession de valeurs mobilières et de droits sociaux lignes 3VQ (ou 3VR pour la fraction non imputable s'il s'agit d'une moins-value), page 1 de la déclaration no 2042 C.

  • Le montant exonéré des produits de la propriété intellectuelle ou industrielle est déclaré sur la ligne revenus exonérés de la rubrique revenus non commerciaux non professionnels, de la déclaration no 2042 C, lorsque ces revenus sont imposés sont les règles des bénéfices non commerciaux, ou sur la ligne 1DY ou 1EY, page 1 de déclaration no 2042 C, si ces revenus sont imposés selon les règles des traitements et salaires. Le montant exonéré doit également être déclaré lignes 5HY à 5JY, de la déclaration no 2042 C pour le calcul des prélèvements sociaux.

  • Les non-salariés qui établissent leur domicile fiscal en France au plus tard le 31/12/2011 et respectent certaines conditions peuvent, sur agrément, bénéficier d'un abattement de 30 % sur leur rémunération imposable et de l'exonération à hauteur de 50 % du montant de leurs revenus et plus-values de source étrangère mentionnés ci-dessus.

 

  1. En vertu des articles L. 421-1 et suivants et L. 423-1 et suivants du Code de l'action sociale et des familles.

  2. Hors rémunération des heures supplémentaires ou complémentaires exonérées.

  3. Les diverses indemnités spécifiques versées aux assistantes maternelles des services de l'aide sociale à l'enfance par les directions départementales de l'action sanitaire et sociale ne sont cependant pas imposables.

  4. Ces sommes forfaitaires doivent être réduites, dans le cas d'une durée de garde inférieure à 8 heures, au prorata du nombre d'heures de garde dans la journée.

  5. Lorsque ces conditions ne sont pas remplies, ces rémunérations sont imposées en bénéfices industriels et commerciaux.

  6. Si la personne agréée opte pour la déduction de ses frais réels, cette indemnité est imposable.

  7. Les salariés dépendant de régimes spéciaux qui assurent le maintien du salaire en cas de maladie ou maternité (fonctionnaires, par exemple) sont intégralement imposables à raison des sommes versées durant cette période.

  8. Il s'agit de la date à laquelle le conseil d'administration ou le directoire désigne les bénéficiaires de l'option, le nombre de titres qu'ils ont le droit de souscrire ou d'acheter et le prix auquel ils peuvent effectuer cette souscription ou cet achat.

  9. Cet avantage est égal à la différence entre la valeur du titre à la date de levée de l'option et son prix de souscription ou d'acquisition, éventuellement diminuée du montant du rabais excédentaire déclaré en traitements et salaires au titre de l'année de levée des options.

  10. Dans les autres cas, l'avantage tiré de la levée de l'option est imposable selon le régime des plus-values mobilières au titre de l'année au cours de laquelle intervient la cession (cf. « Plus-values et gains divers »).

  11. Plan d'épargne d'entreprise (PEE), plan d'épargne interentreprises (PEI), plan d'épargne pour la retraite collectif (PERCO).

  12. Autres que les indemnités de licenciement abusif ou irrégulier (exonération totale).

  13. Prévu par la convention collective de branche ou l'accord professionnel ou interprofessionnel (à l'exclusion d'un éventuel accord d'entreprise).

  14. En cas de préretraite avec rupture du contrat de travail. Dans le cas contraire, les indemnités sont imposables en totalité, avec possibilité d'application du système du quotient.

  15. Sauf préretraite totale FNE et préretraite ARPE (application du régime du licenciement) et « préretraite amiante » (exonération totale).

  16. Uniquement dans le cas où la durée du préavis s'étend sur deux années (art. 163 quinquies du CGI).

  17. Ces indemnités constituent des éléments du salaire. Le système du quotient peut s'appliquer, sur option, dans les conditions de droit commun prévues par l'article 163-0 A du CGI, c'est-à-dire si ce revenu exceptionnel dépasse la moyenne des revenus imposables des trois dernières années.

  18. Le système du quotient peut s'appliquer, sur option, quel que soit le montant de l'indemnité (art. 163-0 A, al. 3 du CGI).

  19. Seules les indemnités de départ volontaire versées dans le cadre d'un accord de GPEC dans les conditions prévues à l'article L 2242-17 du code du travail peuvent bénéficier de l'exonération.

  20. Six fois le plafond annuel de la sécurité sociale. Il s'agit de l'indemnité de rupture conventionnelle du contrat de travail, prévue à l'article L 1237-13 du code du travail, versée à un salarié ne pouvant encore bénéficier d'une pension de retraite d'un régime légalement obligatoire.

  21. Les collectivités d'outre-mer (Mayotte, Saint-Pierre et Miquelon, Wallis et Futuna et la Polynésie française) ainsi que la NouvelleCalédonie et les Terres Australes et Antarctiques Françaises sont considérées comme des États étrangers.

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